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Hildegarde, de Léo Henry

18 Oct

Lu par… Bérénice

Mais qu’est-ce qu’il a bien pu vouloir dire ?

 

 

 

 

J’avais précommandé Hildegarde à mon libraire. C’est dire si j’avais hâte. Un roman qui parle de ma petite chouchoute Hildy de Bingen ! Quelle bonne idée !

Hélas.

Inclassable et foisonnant, dit La Volte à son propos. Vous saurez désormais qu’inclassable veut dire ennuyeux à mourir et foisonnant, fouillis. Léo Henry assomme, d’un bon cou sur la nuque, de ses quelques cinq cent pages.

Je n’ose imaginer les recherches qui ont dû être menées pour venir à bout de cette vie d’Hildegarde, si étonnante, de ses moniales, ses inspiratrices, ses affidés, ses obscurs saints de cette période folle qu’était le Moyen-Age. Pourtant, le résultat est là : à la page 82, on commence à peine,  la page 150, on se demande si on abandonne, petit regain à la page 256, et à la page 391 tout nous tombe définitivement des mains (en écrasant le petit doigt de pied).

Cette Somme disibodenbergienne (NDRL : Hildegarde entre au couvent du Disibodenberg à 14 ans et en devient l’abbesse à 38 ans) est un excellent pastiche d’hagiographie. Excellent. Mais ce portrait univoque n’est pas, il faut l’avouer, très intéressant pour un lecteur de 2018 qui se demande, pendant 391 pages au moins, quel était le propos de l’auteur, auquel j’adresse toutes mes pensées pour les dioptries perdues lors de l’écriture de ce roman.

Pas de photo de Saint Rupert en stock

 

NDLR : en vrai ça mérite bien plus que un mais pas plus que 3

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